Confinos Games : Medal Of Honor Resistance : première partie

Bien, on est partis pour 4 semaine de « je ne peux absolument rien faire de mes weekends à part regarder mes orteils de pieds » ça m’emmerde, mais pas le choix, plutôt que de silloner les rues de ville j’ai décidé de faire une activité ô combien plus divertissante, jouer aux jeux vidéos. Oui, mais pas n’importe lesquels. Les récents? Je suis une tanche dès que c’est trop réaliste, un reflet un peu bien fait dans GTA V et paf, tu m’as perdu. Nan, on va dépoussierer de la vieillerie, et il se trouve que par hasard, j’ai une Playstation 1 au fond de mon tiroir. C’est pas un alexandrin.

Le jeu : Medal of Honor : Resistance

Je vais pas mettre trente ans pour pitcher le contexte, c’est l’un des deux seuls jeux devant lequel je me souviens avoir passé des heures quand j’étais minot. De mémoire c’était pendant la Seconde Guerre Mondiale et on incarnait Manon. Plutôt léger. De plus j’étais loin d’avoir toutes les références historiques nécessaires à l’appréciation du jeu. Qu’à cela ne tienne, j’y retourne !

Medal of Honor : Resistance

Pour ceux qui me connaissent, il parait évident que de parler Jeu Vidéo est un choix … étrange et discutable. Je précise, j’ai aucune capacité et connaissance dans le domaine, je joue pour ainsi dire jamais. Mais bon on vit une pandémie, on peut pas faire des zouaves dehors ou la bamboche, donc, hé, j’en ai rien à foutre.

Le lancement

Tout commence avec ça, la Madeleine de Proust, c’est cadeau :

Détails du jeu

Sorti en France en 2000 et développé par Dreamworks Medal of Honor : Resistance est la suite de Medal of Honor. On y incarne le personnae principal : Manon, resistante française pendant l’Occupation.

Mission 1 : Paris

Tout commence à Paris occupé, et en guise de tuto une mission simple durant laquelle tu dois retrouver ton frère Jacques, et t’enfuir dans les catacombes. Ça te permet de prendre connaissance des maginfiques décors, je te laisse juge. On garde en tête qu’on est en 2000 et que la télé HD sur laquelle je joue me donne l’opportunité de super bien voir les pixels.

Je savais qu’en lancant le jeu que j’allais pas me prendre une claque graphique, en tous cas pas dans ce sens. Cele étant dit les réflexes reviennent plutôt vite et c’est pas si désagréable. Seul bémol, je joue sur une manette sans joystick. Masochisme ? Peut être ! Pour justificier de choix (ô combien discutable), l’explication est simple : je ne sais pas utiliser ces bidules de l’enfer. T’en as un pour la vision l’autre pour le bras, mais pas tant. Je comprend rien, ça m’emm*rde.

Les premières missions donc, se déroulent à Paris. Tu retrouves ton frère, Jacques (qui pour le coup semble bien reveillé), entres dans les catacombes et en sort en corbillard. Les graphismes sont … très polygonaux … – la notion de tête au carré sur les personnages n’a jamais eu autant de sens. Il est intéressant de noter les efforts qui ont été faits dans les catacombes pour retranscrire les murs de crânes, comme on peut retrouver dans les catacombes visitables.

Autre point intéressant qui saute au visage dès la première mission, c’est toute la partie Armes. Bien que pas fan du sujet,n il paraissait intéressant de souligner le point. Tu commences avec un Walther P38, plus tard on retrouve des vrais modèles datés de l’époque comme le Sten ou le Panzefaust. Pour info, et après recherche le Sten Mark 1 qu’on retrouve dans le jeu a une vraie histoire, celle d’un général anglais qui a fait développer ce machin en se rendant compte que l’armée anglaise n’avais pas de pistolet mitrailleur aussi efficace que ceux des Allemands et Soviétiques pour les combats en ville. Voilà, merci Wiki.

Toujours dans le thème, on note qu’on commence principalement avec des armes allemandes dans la mesure où tout l’enjeu de la mission est de récupérer le loot des ennemis.

Mission 2 : Le Maroc – Mission Renard du Désert

Après la mise en jambes parisienne, on part pour le Maroc, avec une mission qui a globalement pour but de ne pas se paumer dans la vieille ville et de trouver l’emplacement d’un dépôt d’armes, prévenir l’aviation américaine, trouver de quoi détruire, et détruire toutes les armes anti-aériennes de la zone.

Le pitch de la mission rappelle d’Opération Torch, menée par les américains et les anglais au Maghreb en 1942. Cette opération se déroule entre le Maroc et l’Algérie globalement quand dans le jeu tout se passe au Maroc. En terme de véracité hoistorique, on s’y retrouve puisqu’il y avait eu à l’apoque tout une préparation des OSS (ce qui deviendra la CIA, les services secrets américains) en lien avec les résistants sur place.

On notera par ailleurs que dans le jeu, Manon reçoit ses ordres de mission par un officier de l’OSS : Ted Aubrick. S’il fallait faire un gros parrallèle avec ce qui s’est réellement passé en 42, nous serions sur le front de l’Ouest de cette opération, dirigée par le Général Patton.

La mission est chouette, et j’aime beaucoup le choix qui a été pris de donner cette ambiance « tempête de sable ». Ça te fait perdre en visibilité et te retire une bonne partie de ta profondeur de champ, mais tu gagnes en furtivité puisque tu discernes assez facilement les silhouettes.

Niveau difficulté ça se corse un poil, mais reste très abordable, ce qui au regard de mon niveau est loin d’être malvenu. Quelques pièges et situation un poil tricky, des manipulation un poil plus complexes que lors du premier niveau (hello les grenades à lancer).

En parlant d’ennemis, on note que l’intelligence artificielle est ici toute relative, normal c’est l’an 2000, mais pas desespérante, on a des personnages assez adaptables dans leurs comportement malgré quelques abérrations, ça reste correct.

Mission 3 : Aventure en Crète

Troisième volet de l’aventure, Manon en Crète. On aborde un sujet super interessant de la 2ème GM, des recherches archéologiques. J’étais tombé sur une vidéo de l’excellent Thomas Laurent qui expliquait un lieu de fouille en Alsace et toute la démarche de recherche de preuve dans la théorie du Pangermanisme. Le sujet est fascinant et c’est précisément le coeur de cette mission dans le jeu.

Dans ce chapitre nous atterrissons en Crète dans un bunker que l’on doit détruire situé au coeur de Cnossos. Dans un premier temps le but est de se faire passer pour une archéologue en usurpant l’identité, puis naviguer dans les ruines du palais de Cnossos, et du labyrinthe de Thésée, qui pour le coup n’a rien à voir avec le lieu. Mais la notion de labyrinthe n’est pas tout à fait hors-sujet car elle explique la complecité de la map à cerains moments.

Pour ce qui est de la complexité, on reste sur quelque chose de très correct, avec un bon point pour moi : toute la partie « undercover » durant laquelle tu es censé passer inapercu en tant qu’archéologue ne dure que très peu de temps et tu peux assez vite retourner faire des headshot en furtif ou rafaler comme bon te semble, le souci de la quantité de munition étant peu présent sur le niveau.

Missions 4 : Détour en Allemagne – Wewelsburg

Dans ce niveau, tout tourne autour du château de Wewelsburg. La mission commence par une (très) rapide infiltration et une logique de recherche / élimination d’items. Plutôt simple sur le papier. En effet, plusieurs choses ont évolué par rapport au niveau précédent.

Le décor est beaucoup plus sombre et beaucoup d’éléments sont bien plus dissimulés qu’avant. On retrouve des trappes, des entrées dissimulées dans le mur – je rappelle que le jeu est archi pixellisé et que pour trouver une subtilité de décor dans des pixels qui font presque 10mm de large, faut se lever tôt -.

Les ennemis aussi commencent à envyer du bois. Pour le moment nous avions rencontré grosso modo trois types de personnages :

  • Des non-soldats, qui en général font partie du lore pour aider Manon
  • Des simples soldats légèrement équipés et avec une gestuelle et des reflexes assez sommaires
  • Des soldats un peu plus avancés, géréalement portant une casquette et un imperméable qui, pour le coup, faisaient un peu plus de dégâts.

À Wewelsbourg on se retrouve avec une arme expérimentale : l’arbalète Big Joe. Et c’est avec une immense surprise que cette arme avait effectivement existé dans la vraie vie. Il s’agit d’une arbalète développée par l’OSS (comme évoqué dans le jeu) ayant pour but d’armer les saboteurs et infiltrés dans leurs missions spéciales. L’arbalète en question s’appellait la Big John 5.

Autre nouveauté lors de cette mission : les chevaliers teutoniques. Autre piste de recherche de la mythologie pangermanique très en vogue à l’époque. Et ceux du jeu sont incroyablement chiants puisqu’uniquement neutralisable avec l’arbalète ou à grand coup de mitraillette lourde.

Voilà pour la premièrepartie de ma redécouverte de ce jeu qui me tient tant à coeur. La démarche d’aller chercher dans l’Histoire, ce qui a été retranscrit dans un jeu vidéo me plaît énormément.

La suite, demain !

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