Audiobook : Le Manuscrit inachevé – Franck Thilliez, les décors

Toujours dans mon optique de lire un livre par mois, j’ai lâchement abandonné l’Art de la Guerre pour passer sur un auteur que je connaissais déjà, et que je savais aimer, Franck Thilliez.

Son dernier livre, « Le Manuscrit Inachevé » est un sacré morceau.

Le côte d’opale, les paysages de mon enfance

La première chose qui frappe dans le livre, c’est le détail qui est porté aux descriptions des lieux. Dans la premier chapitre, on est directement plongés dns la baie de l’Authie, à côté de Berck. Ce genre de paysage typique du Nord, avec des plages de sable à ne plus savoir qu’en foutre, un sable gris, une mer aux reflets verts, avec des dunes de sables, pleines d’oyats qui piquent, des blockhaus à moitié enfoncés dans le sable et tagués de partout. Dans cette baie, il y a même des colonies de phoques sauvages.

C’est pas pour rien qu’on apelle cet endroit la Côte d’Opale, c’est plein de couleurs différentes et il suffit d’un rayon de soleil pour que ta perception du paysage qui s’étale sous le yeuxchange du tout au tout. La mer passe de bleu à gris, en passant par le vert, c’est en perpetuelle évolution.

Et c’est dans ce décor, en décembre et sous la brume, que s’ouvre le roman. Fatalemant c’est moins joli que les photos ci-dessus, prises autour de l’été, mais l’idée est là. On est sous la brume, avec du vent qui transporte du sable. Typique.

Thilliez commence par décrire un lieu qui va être clé dans le livre : l’Inspirante, une maison qu’ont acheté les premiers personnages dont on parle dans le récit : Léanne et Julian Morgan. Ils l’avaient acheté en ruine, et retapé pendant des années. C’est une maison isolée, face à la mer du Nord. Je l’imagine haute, avec un toit pointu, un peu victorienne, seule, faisant face à la mer.

Plusieurs autres endroits sont dans le coeur du roman, mais ça reste ce cadre – très familier – qui reste au centre de l’intrigue.

Une autre pièce non-négligeable du livre est le Fort d’Ambleteuse, un peu plus haut dans la région mais toujours sur la côte.

Il s’agit d’un des nombreux forts construits par Vauban, cet architecte de génie, qui a sur créer des infrastructures encore aujourd’hui très impressionnantes. À l’époque où je faisais de l’aviron à Lille, nous avions la possibilité, sur la Deûle, de longer la Citadelle, elle aussi de Vauban, et ces imposants murs de brique.

Le fort d’Ambleteuse est quand à lui bien plus modeste, en taille. Il a cependant une spécificité, qui est bien spécifié dans le livre : il se retrouve coupé de la côte dès que la mer monte.

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